Pour ou contre aller à Ushuaïa ?

Ushuaïa, le bout du monde... enfin !   © Julie's journeys
Ushuaïa, le bout du monde... enfin ! © Julie's journeys

Le bout du monde, ça se mérite ! Ou comment j’ai atteint mon objectif de traverser un continent de la Mitad del mundo al Fin del mundo.

Comment rallier le bout du monde ?

La nuit a été longue dans le bus pour Rio Gallegos. Nous arrivons de bonne heure et nous récupérons immédiatement la correspondance pour Ushuaïa. C’est une chance. Nous aurions pu attendre la journée et dormir à Rio Gallegos – où apparemment il n’y a rien à faire – car la liaison avec la Terre de feu est très demandée. Les sympathiques chauffeurs de Puerto Deseado nous ont donné de bons conseils.

En route donc, pour une journée de bus supplémentaire. Le service à bord est très amusant : le gars aurait pu être GO au Club med ! Décidément, les Patagoniens ont vraiment quelque chose de plus. Ils sont peut-être tellement isolés du reste du monde qu’ils sont contents de nous faire des blagues ?

Désagréments à la frontière chilienne

Le passage de la frontière avec le Chili est laborieux. Il faut impérativement se délester de toute denrée périssable (nourriture, souvenirs, graines pour les colliers…). Ensuite, on traverse le détroit de Magellan en ferry, avec le bus, avant de remonter à bord, sur la Terre de feu, et de passer, quelques heures plus tard, et pour la seconde fois, la frontière pour retourner en Argentine. La luminosité est étrange. Impossible de dire quelle heure il est…Le chauffeur nous arrête gentiment pour un asado d’agneau (barbecue de viande), avant un arrêt photo vers le panneau qui indique la fin de la route nationale 3.

Faut-il ou non aller à Ushuaïa ?

Malgré l’approche de l’automne, il y a encore quelques touristes, mais la Terre de feu a mauvaise presse. Tout le monde pense que c’est froid, que c’est cher, et que c’est loin. Je vous dirai tout le contraire. Le bout du monde, c’est merveilleux. Je ne comprendrai jamais les voyageurs qui s’arrêtent aux glaciers. N’ont-ils aucune curiosité de voir la fin des terres ? Première idée reçue, il ne fait pas spécialement froid à Ushuaïa, il faut juste bien se couvrir. Ce n’est pas plus cher que le reste de la Patagonie, et on peut comprendre pourquoi, car les produits et les services arrivent par bateau du reste du pays. Bon d’accord, c’est loin, mais pour ceux qui le souhaitent, il y a des avions aussi, qui font la liaison depuis Buenos Aires – mais là on rate toute la côte atlantique et c’est quand même ma partie préférée –.

Nous arrivons vers 19 heures. Nous nous installons à l’hôtel Patagonia Pais, une excellente adresse aux allures de chalet de ski, après une harassante marche dans le village. Ushuaïa n’a rien d’une terre aride au milieu de nulle part. C’est en réalité une coquette station de bord de mer, entre le canal de Beagle et la chaîne enneigée Martial. Tout ressemble d’ailleurs à un village de montagne : les restaurants, les magasins, l’hébergement, et surtout l’ambiance chaleureuse, comme si chacun prenait conscience qu’il venait là de concrétiser son rêve de gosse. 

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