Tourisme communautaire sur Amantani

A Amantani et Taquile, ça grimpe !   / © Julie's journeys
A Amantani et Taquile, ça grimpe ! / © Julie's journeys

Il est possible de dormir sur le plus haut lac navigable au monde. Mais cela en vaut-il la peine ?

Chez l’habitant sur le lac Titicaca

Après avoir quitté les îles Uros et passé trois heures sur le bateau, on arrive à l’île d’Amantani sur le lac Titicaca. Les familles attendent au port « leur » touriste. Nous sommes accueillis par le chef du village, Arturo, 27 ans, sa femme, Régine, 22 ans et leurs deux enfants, Mildred, encore bébé, et Alexis, un garçonnet très dégourdi.

La cuisine est minuscule, et Régine commence à s’affairer pour le déjeuner. C’est un vrai spectacle que de la voir transvaser d’un récipient à l’autre l’eau apportée en bidon du lac jusqu’à la maisonnette en adobe. Au bout d’une heure, la soupe et les pommes de terre au fromage sont prêtes. Pour finir, un délicieux thé avec des feuilles de menthe.

Nous sommes hébergés dans une chambre tout à fait correcte, qui donne sur la cour. J’essaie d’engager en espagnol la conversation avec Régine, mais il est évident qu’elle ne cherche pas à copiner. C’est la première fois que je renouvelle l’expérience du tourisme communautaire au cours de mon voyage en Amérique du Sud et je suis un peu déçue !

Temple de Pachatata et soirée locale

L’après-midi, nous grimpons jusqu’au temple de la Pachatata. Je suis à présent habituée à l’altitude et ce n’est pas très difficile. Arrivés au sommet (4000 m) pour le coucher du soleil, nous apercevons la cordillère et la Bolivie. Il faut faire trois fois le tour du temple dans le même sens pour attirer le bonheur. La Pachamama (divinité de la Terre) est célébrée le 17 janvier sur Amantani.

Le soir, le couple se déride et nous passons un bon moment avec les enfants. Comme pour chaque groupe, une soirée est organisée. Les touristes sont invités à revêtir les habits locaux. Là encore, il faut donner une propina (pourboire) aux musiciens et payer pour la bière… Mes amis refusent de participer à la mascarade. Pour faire plaisir à mon hôtesse, qui danse très gentiment avec moi, je porte son voile noir. Je constate à cette occasion que la forme de la jupe ne met vraiment pas en valeur les Péruviennes : une très jolie Française qui s’est prêtée au jeu semble soudainement avoir pris dix kilos !

Demain, direction l’île de Taquile, très proche des traditions.

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