Le Carnaval d’Oruro en photos

Le Carnaval d'Oruro est le plus célèbre de Bolivie © Julie's journeys
Le Carnaval d'Oruro est le plus célèbre de Bolivie © Julie's journeys

Le Carnaval de Rio ? Trop cliché ! Revivez en photos vingt-quatre heures de défilé au Carnaval d’Oruro, le plus célèbre de Bolivie ! Pisco Sour !

Oruro : plus convivial que le Carnaval de Rio

Moins connu que son cousin brésilien de Rio de Janeiro, le carnaval d’Oruro est le plus célèbre de Bolivie. Il se déroule pendant la semaine qui précède le mercredi des cendres. Pendant trois jours, chaque année en février, des centaines de danseurs superbement déguisés, défilent dans toute la ville.

Conseils pour réserver le Carnaval d’Oruro

Il faut réserver son hôtel plus de deux semaines à l’avance. Le prix des chambres quadruple et on vous oblige à rester trois nuits la plupart du temps. On peut aussi venir juste pour le week-end et décider de ne pas dormir, ou bien trouver un hébergement de dernière minute. Les habitants d’Oruro laissent des pancartes de location sur le rebord des fenêtres juste avant la fête. Attention à vos affaires si vous avez répondu à l’une de ces annonces.

Diablada, Morenada et Caporales

Onze heures. Le défilé a déjà commencé. L’artère principale, habitée la veille par les étals des marchands, est maintenant fermée à la circulation piétonne. Les places sur les gradins sont payantes. Les trottoirs bondés. Les plus chanceux parviennent à se faufiler entre les échafaudages mais la vue n’est pas dégagée. Nous apprenons qu’il est possible d’occuper les places réservées en attendant l’arrivée du propriétaire.

Une fois bien installés, nous sommes aux premières loges pour contempler la Diablada, une célèbre danse avec la China Supay, la diablesse, à sa tête. Elle alterne avec la Morenada, dont les masques des danseurs représentent les Noirs des Yungas et les Caporales, une danse d’influence africaine. Entre deux groupes, une bataille de bombes à eau et de mousse fait rage entre les spectateurs. Tous les coups sont permis.

Un Carnaval qui n’en finit plus !

Incroyable mais vrai, il est déjà 17 heures et le défilé n’en finit pas. Toute la journée, des vendeurs ambulants viennent proposer des plats chauds cuisinés dans la rue ou des glaces. Le soir, le public envahit la fosse. Cette fois-ci, c’est beaucoup plus excitant car nous faisons partie intégrante du défilé. Nous pouvons approcher les danseurs et les musiciens. Sans compter qu’avec nos horribles k-way, nous n’avons plus à craindre les représailles de ceux que nous venons d’arroser.

Nous remontons l’artère principale mais le carnaval ne s’arrête jamais !

Le défilé se poursuivra toute la nuit. Pour nous réchauffer – car nous sommes à présent trempés par les bombes et couverts de mousse –, du Cuba libre déjà préparé en bouteille et du Pisco Sour, l’alcool local, chauffé avec du blanc d’œuf. Des dizaines de polladas sont organisées dans un hangar. L’ambiance est très chaleureuse. Tout le monde danse en suivant les fanfares. Les Boliviens sont déjà tous passablement éméchés. Le défilé rejoint la place principale où nous nous installons une nouvelle fois sur les gradins.

Dans l’église d’El Alba avec les comparsas

On nous annonce alors que le spectacle se termine à 3 heures du matin sur la petite colline baptisée El Alba. Une fois sur place, on assiste aux fêtes des comparsas, les différentes troupes. Les danseurs arrivent au compte-gouttes pour… entrer dans l’église.

Depuis les marches, nous attendons la fin de la procession pour participer nous aussi à ce rituel bolivien. Nous sommes avec trois jeunes d’Oruro qui en savent énormément sur la France. Je suis très impressionnée d’apprendre qu’Audrey Tautou est leur actrice préférée.

Ivres, dans le sanctuaire de la Virgen del Socavon

Au lever du jour, nous pénétrons dans le sanctuaire de la Virgen del Socavon. Marcelo, très remonté contre la religion, refuse de se joindre à nous. Pour ma part, c’est l’un des moments les plus incroyables de mon voyage. Je suis entourée de danseurs en costumes, complètement ivres. Certains dorment à même le sol de l’église. D’autres discutent bruyamment ou continuent…de boire ! Sur un mur du bâtiment religieux, il y a même une fresque avec des diables étrangement ressemblant aux masques terrifiants des danseurs de la Diablada.

Le lendemain, nous trouvons une nouvelle fois une place de choix (gratuite) sur les gradins (payants). La journée se déroule plus ou moins comme celle du samedi, si ce n’est que les danseurs ne portent pas leur masque. En fin d’après-midi, nous descendons dans la fosse pour suivre une nouvelle fois le défilé sur une partie du parcours total de six kilomètres. La fête bat son plein. Seulement cette fois, nous savons à quoi nous attendre. L’effet de surprise du carnaval interminable et de l’arrivée dans l’église ne prend plus. Nous regagnons dans la nuit El Alba, mais nous allons nous coucher plus tôt. Nous tombons de fatigue.

Victoire de l’archange Saint-Michel pour clore les festivités !

Troisième et dernier jour de festivités, lundi est consacré à des démonstrations des bandas sur la place principale d’Oruro, une ville minière qui ne connaît guère d’agitation le reste de l’année. Il est facile de rencontrer les danseurs. Certains se prêtent au jeu d’une séance photo ou laissent essayer leurs masques, affreusement lourds. A la fin de la parade, place Socavon, l’archange Saint-Michel l’emporte sur le diable, durant une courte pièce de théâtre autour des sept péchés capitaux. Nous avons assisté au carnaval de A à Z. C’est l’heure pour nous de quitter la ville, en espérant qu’il y ait une place dans le bus pour Cochabamba !

Si vous êtes séduits, merci de partager l’article sur les réseaux sociaux.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>