Le choc de l’Inde : info ou intox ? #à l’arrivée

Une vache dans les rues de Mumbai   © Julie's journeys
Une vache dans les rues de Mumbai © Julie's journeys

Lorsque je descends de l’avion à Mumbai, j’ai une boule au ventre. Une rangée de lépreux me tendant leurs moignons m’attendrait-elle à la sortie ? Première sensation, la chaleur. Une chaleur somme toute supportable. L’aéroport est plutôt moderne. A la sortie, une plate-forme propre et organisée, avec les fameux taxis prepaid, plus chers que les taxis noirs et jaunes traditionnels. Je ne sais pas de quel côté aller pour leur échapper…

Premières impressions : un pays cosmopolite et turbulent

La course est sportive. La circulation, digne d’un jeu vidéo. Bien sûr, les taxis roulent à droite, mais ils doublent aussi dans tous les sens les camions, les voitures, les motos, les vélos, les chars, les animaux. A travers les fenêtres du véhicule, la ville défile sous nos yeux. Nous traversons, du Nord au Sud, Mumbai la gigantesque, avec ses 13 millions d’habitants, soit près d’un quart de la population française.

Plutôt moderne, avec ses tours imposantes et ses immenses panneaux d’affichage, elle est aussi cosmopolite, avec de larges quartiers marchands, dont les échoppes des artisans donnent sur le bord de la route. A l’approche de Colaba, le quartier dit touristique où nous avons réservé au Salvation Army, les bâtiments victoriens sont élégants et les étudiants bien apprêtés côtoient des miséreux allongés sur les trottoirs. En s’y promenant, on réalise vite que toutes les classes sont confondues. Elles sont relativement simples à identifier grâce à leurs vêtements, et surtout en fonction de l’attitude que les Indiens adoptent à notre égard.

Côté pile : moins de misère que prévu

L’Inde, dit-on, est aimée ou détestée dès les premiers instants. Le voyageur est censé se faire une opinion tout de suite. Et ne pas en changer. Pour moi, la première impression est plutôt bonne. Je n’aurai pas le choc de l’Inde. La misère est partout mais dire qu’elle fait partie du paysage est tristement vrai. Elle n’est pas aussi terrible que je l’imaginais. A part une fillette allongée au sol et quelques mendiants mutilés, rien ne me choque vraiment.

Il règne une atmosphère générale d’oisiveté. Même si les Indiens s’agitent dans tous les sens, ils se posent beaucoup, par terre, contemplatifs, ou font patiemment la queue. Contrairement à ce que je pensais, les femmes ne sont pas couvertes de la tête aux pieds. Ce qui est une très bonne nouvelle vu la chaleur qu’il fait !

Malgré la taille impressionnante de Mumbai, il n’est pas très difficile de s’y repérer, surtout dans le quartier de Colaba. Excepté aux abords du Taj Mahal Hotel et de la Gateway of India, nous ne subissons pas trop de sollicitations. Notre première nuit est tranquille malgré les klaxons incessants. Il semblerait que la mégalopole ne s’endorme jamais.

Côté face : regards insistants et agitation permanente

Côté négatif à présent, je suis dérangée par les regards incisifs des Indiens. Le « matage » pourrait bien être un sport national. Ils n’hésitent pas à me reluquer des pieds à la tête, en s’arrêtant plus longuement sur ma poitrine et mon postérieur. Je ne sais plus quoi cacher avec mon sac à dos. Je suis étonnée de voir aussi de nombreux garçons se promenant main dans la main. La frustration leur donnerait-elle des penchants homo ?

Autre petit tracas, il est quasiment impossible d’obtenir un renseignement, même des préposés aux informations. Nous tournons en rond dans la gare, promenés d’un guichet à l’autre, pour savoir si nous sommes toujours en waiting list sur notre prochain train.

Enfin, l’agitation permanente, entre klaxons et stimuli visuels et olfactifs, épuise. Partout, des militaires armés surveillent les bâtiments administratifs. Il est difficile de trouver un endroit calme où se reposer. La sensation de devoir se presser, pour traverser la rue sans se faire écraser, comme pour marcher sans se faire piétiner, est désagréable. Il me semble plus simple dans un premier temps de suivre sagement les étudiants au sac à dos pour me frayer un chemin dans la rue relativement glauque qui longe le quartier militaire à quelques encablures de Colaba.

Et vous, qu’avez-vous ressenti lors de vos premiers pas en Inde ? N’hésitez pas à partager votre opinion dans les commentaires.

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