De Coroico à Rurrenabaque

À l'arrivée du trek à Coroico      © Julie's journeys
À l'arrivée du trek à Coroico © Julie's journeys

Se rendre de l’Altiplano à l’Amazonie à pied est l’un de mes meilleurs souvenirs de Bolivie. Mais il reste encore une nuit de bus pour s’enfoncer vraiment dans la forêt vierge.

Coroico et sa route de la mort

Après le trek, repos bien mérité à Coroico (1750 m). Je range cette ville dans le même panier que Baños en Equateur : climat agréable, ni trop chaud, ni trop froid, entre montagnes et forêt tropicale. Les touristes adorent. Le village foisonne d’hôtels et de restaurants, dont certains luxueux, à des prix très abordables. Je suis à Sol y Luna, un peu excentré. Ambiance très (trop ?) zen, il possède son propre parc avec laboratoire de plantes médicinales et piscine, depuis lequel on jouit d’une vue exceptionnelle sur Coroico. Le tout pour 50 bolivianos (5 euros).

Il est très populaire de rejoindre en vélo Coroico par la route de la mort. Réputée comme la plus dangereuse au monde, la route de la mort n’est plus aujourd’hui le seul moyen de relier La Paz à la ville des Yungas. Une nouvelle route a été construite, ce qui a considérablement allégé le trafic sur l’ancienne, de fait moins risquée, car les camions ne se croisent plus que rarement. De nombreuses excursions en bicyclette sont organisées  depuis La Paz mais ce n’est à mon avis pas très prudent de se lancer dans l’entreprise, surtout que maintenant, ce n’est plus tellement original car presque tous les touristes le font. Malgré tout, les sensations doivent être exceptionnelles.

Un long trajet entre Coroico et Rurrenabaque

Rien de sensationnel à Coroico en revanche, si ce n’est que le 2 février, les pèlerins célèbrent la Vierge. Quand je vous dis que tout est prétexte à faire la fête en Bolivie ! Je passe la matinée à me promener dans la forêt. Je prends ensuite un minibus scolaire jusqu’à Yolosa, où j’attends avec un couple de Chiliens le bus qui mettra plus de vingt heures à rallier Rurrenabaque. Coincée au fond avec les locaux, je regarde défiler les paysages magiques de la « vraie Amazonie ». Malgré tout, la nuit est difficile car le bus, très inconfortable, s’arrête n’importe quand.

Première journée à Rurrenabaque

J’arrive au petit matin épuisée. Par chance, nous trouvons un hôtel paradisiaque au bord de la rivière, Jasmine. Seulement 20 bolivianos (2 euros) avec un petit déjeuner de roi, des douches très propres, une grande table pour se faire de nouveaux amis et des hamacs avec vue sur le rio. Que demander de plus ? Rurrenabaque est complètement différent de l’Altiplano. Je suis très contente d’être à nouveau en Amazonie, mais je déchante rapidement. Les gens sont encore moins accueillants qu’à La Paz. Je dirais même que Rurrenabaque décroche la palme de l’antipathie.

Il faut dire que je tombe mal : quatre jours de corridas. Les habitants sont trop occupés à regarder les spectacles ou à picoler. Toutes les agences touristiques sont fermées. Les restos aussi. Et il y a une coupure d’électricité pour internet. Par chance, le cordonnier qui répare mes chaussures me donne une bonne adresse de tour bon marché, et me parle d’un bateau pour le retour à La Paz, autrement plus motivant que le bus. Quelle chance de l’avoir rencontré. Je fais un petit tour à la feria de taureaux. Il fait un soleil de plomb. Un jeune homme est mort la vieille. Les mamans tremblent pour leurs fistons.

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