Que voir sur la côte Atlantique argentine ?

Le spectacle de la péninsule Valdés, sur la côte atlantique   © Julie's journeys
Le spectacle de la péninsule Valdés, sur la côte atlantique © Julie's journeys

Ne zappez pas les paysages de la côte atlantique. Des pingouins et d’autres bêtêtes mignonnes vous attendent à Puerto Madryn !

Sur la route Buenos Aires-Ushuaïa

Quatrième et dernier jour à Buenos Aires. Je veux descendre le plus rapidement possible à Ushuaïa avant les premières rigueurs de l’hiver. Beaucoup de voyageurs se découragent déjà, avec la distance et le froid. Pas question : le bout du monde a été pour moi le principal moteur de ce voyage. Pour cette dernière journée, je rejoins Nicole, l’étudiante allemande à Buenos Aires à qui j’ai prêté de l’argent à Rio. Sans grande surprise, nous nous retrouvons… au jardin botanique, comme dans la ville brésilienne. Avec Nicole, nous n’avons aucune difficulté à nous comprendre ; nous avons le même niveau en anglais et en espagnol aussi nous communiquons dans les deux langues. Nous nous promenons toute la matinée, au hasard, dans Recoleta.

Elle me parle des jeunes Argentins, souvent superficiels et infidèles. Mais aussi de leur approche de la séduction, bien différente de la sienne. Pour elle, l’Allemand est davantage respectueux, il ne se fera pas d’idées si une fille lui sourit dans la rue ; l’Argentin, au contraire, ne se laisse pas démonter malgré le refus de la demoiselle. De par notre situation géographique, je réalise que la France a hérité d’une culture latine très forte et je ne partage pas l’opinion tranchée de Nicole sur cette question. Nous évoquons avec humour les clichés sur la France et l’Allemagne. Des Français romantiques et raffinés ; des Allemands poilus et naturistes. Je me réjouis de penser que Français et Allemands entretiennent, en Europe et au bout du monde, d’aussi bonnes relations.

Ciels en furie de Puerto Madryn

Manque de chance, je vais devoir attendre 19 heures pour partir à Puerto Madryn, sur la côte Pacifique. Puerto Madryn, en face du Golfo nuevo, est déjà en Patagonie, et cette perspective est très excitante. C’est surtout le point de départ pour une excursion dans la Peninsula Valdés, une réserve côtière, refuge pour des dizaines d’espèces marines telles que phoques, éléphants et lions de mer, manchots de Magellan et la fameuse baleine franche australe. Celle-ci n’est pas présente à cette époque-là de l’année, seulement de juin à mi-décembre, pendant leur printemps, mais on nous assure la présence d’orques, qui, si on a « de la chance », viennent faire un festin des jeunes lions de mer sur la plage, à marée haute.

J’arrive en début d’après-midi à l’hôtel La Tosca que je ne peux que vous conseiller, avec des lits douillets dans des dortoirs entourant un patio, et une pièce commune avec une cuisine et du mobilier en bois. Je sens que je vais aimer les hôtels de Patagonie ! Je fais immédiatement connaissance avec Ludo et Manu, qui deviendra mon compagnon de voyage par la suite. Ludo, Bordelais, se revendique routard, il nous parle de son camion, de ses voyages, et surtout de la Patagonie. Pour lui, il ne sert à rien d’avoir froid pour voir les mêmes montagnes qu’on a chez nous. Au contraire, Manu, Alsacien d’origine, étudiant lyonnais en sciences politiques, partage le même rêve de gosse que moi pour la Terre de feu.

Des pingouins sur la péninsule Valdés

Le premier remonte, le second descend. Nous décidons de louer ensemble une voiture le lendemain. Pas franchement pour faire des économies, mais surtout pour profiter à notre rythme de la péninsule Valdés, et pour y passer la nuit. Je suis contente d’avoir rencontré des Français comme à Iguazu. Nous avons les mêmes envies, et ça tombe bien, cet après-midi, direction l’ecocentro, une sorte de musée marin. En longeant la plage, je suis bouleversée par ces falaises blanches et cette mer bleue-turquoise déchaînée.

Depuis l’altiplano bolivien, je n’avais plus ressenti cette sensation de pleine nature. J’ai l’impression d’être à l’automne, la lumière est douce, il fait un petit vent. Et soudain… une tempête de grêle ! Nous nous réfugions avec d’autres marcheurs dans le van d’Espagnols, qui nous ramènent à l’hôtel. Nous rencontrons une Française et un Hollandais, qui partent donner des cours au Pérou pour « apprendre ensemble une nouvelle langue », avec qui nous passons une très bonne soirée à parler bières artisanales et écologie en mangeant des empanadas.

J’ai beaucoup apprécié la douceur de vivre de Puerto Madryn, et vous ?

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