Kanyakumari, le bain sacré des Indiens

Les pèlerins hindous viennent se baigner dans les eaux du Cap Comorin   © Julie's journeys
Les pèlerins hindous viennent se baigner dans les eaux du Cap Comorin © Julie's journeys

Le lever de soleil sur la baie de Kanyakumari, où se mêlent les eaux de la mer d’Oman, de l’Océan Indien et du Golfe du Bengale, est un spectacle inoubliable.

Le Cap Comorin, la pointe au Sud de l’Inde

Le village de Kanyakumari ou Cap Comorin, à l’extrême sud de l’Inde, est une étape sur la route entre Varkala et Madurai. Si, comme nous, vous loupez le train direct de 14 h, vous serez obligés de prendre un train pour la capitale du Kérala, Trivandrum, puis un bus (en face) pour Nagercoil, au Tamil Nadu et, enfin, un dernier bus pour Kanyakumari.

Les gens sont plus pauvres qu’au Kérala, les rues moins propres. Le trajet est fatigant mais le sourire compatissant d’une jeune femme me voyant recroquevillée sur un siège dans le bus bondé m’aide à patienter. Au moment où je vois un panneau indiquant l’emplacement d’une centrale nucléaire dans un village voisin, je réalise que la fillette à mes côtés a six doigts de pieds… Mauvaise coïncidence sûrement !

Stands de bondieuseries et côte bétonnée

À la descente du bus, trouver un hôtel à Kanyakumari est chose aisée. Modernes, tout bétonnés (environ 400 Rs, avec télé et tout le confort), ils sont des dizaines alignés le long du littoral, de l’église Sainte-Anne au mémorial de Gandhi. Un hôtel à l’indienne quoi. Il faut dire que Kanyakumari est une destination très prisée pour le pèlerinage.

Partout dans les rues, des stands de chips, de gadgets, d’objets religieux, bref tout ce dont raffolent les Indiens. Ils sont nombreux à venir admirer le lever du soleil, là où se rencontrent les trois mers : la mer d’Oman à l’Ouest, l’océan Indien au Sud, et le golfe du Bengale à l’Est. Pour attirer la chance, faites comme les Indiens et trempez-vous les pieds dans les eaux du Cap Comorin.

Le lever du soleil, attraction pour les pèlerins

Pour nous autres Occidentaux, le village de pêcheurs vaut le détour plus pour voir usiner les touristes Indiens que pour les monuments. Très tôt, ils se perchent sur le toit des hôtels et se plantent au bord de la mer pour voir le soleil poindre derrière les nuages.

Avant de se jeter au temple par centaines. Un coupe-file (20 Rs) permet d’y accéder. À l’intérieur, on prend conscience de la ferveur religieuse qui règne dans le Tamil Nadu. Je vois mon premier sâdhu, un mendiant religieux considéré comme un grand sage. Nu, les cheveux remontés en un chignon compact, il se recouvre inlassablement de cendres.

Gandhi, Thiruvalluvar et Vivekananda

Après le temple, pour occuper la matinée, on peut monter gratuitement sur le mémorial de Gandhi. Ses cendres ont été dispersées dans la mer à cet endroit-là. Depuis le mémorial, on a une belle vue sur les îlots rocheux où se situent la statue de Thiruvalluvar, un poète du Ie siècle avant J-C et le temple en mémoire de Swami Vivekananda, un philosophe qui venait méditer au Cap Comorin. Il est également possible de visiter le Thiruvalluvar Statue et le Vivekananda Rock Memorial en prenant un bateau.

Pour quitter Kanyakumari, rebelote. On passe par Nagercoil et de là, on prend une correspondance pour une autre ville du Tamil Nadu.

Imaginiez-vous le Cap Comorin de la sorte ?

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