Mysore : ne ratez pas le marché aux fleurs !

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Fabrication des guirlandes de fleurs au marché de Mysore.

Si vous descendez  dans le Kérala depuis Mumbai ou Goa, vous pouvez êtes tenté de zapper le ville de Mysore, dans l’Etat du Karnataka. Pourtant, sa population, à dominante musulmane, est très accueillante et elle possède un superbe marché aux fleurs.

L'arrivée à Mysore au petit matin

Sur la route de Mysore, je remarque très vite le comportement différent des autochtones. Plus volubiles, ils sont aussi moins « mateurs » et je me sens plus à l’aise en leur présence. A leur vêtement et à leur coiffe, ainsi qu’au voile de certaines femmes, nous en déduisons que nous avons affaire à des musulmans. Durant le trajet, les hommes laissent leur téléphone sonner longtemps avant de décrocher – sans doute sont-ils fiers de leur sonnerie dernier cri -, parlent fort, lient connaissance avec leurs voisins. Pendant les pauses dans les gargotes d’autoroute, ils grillent une cigarette en bavassant.

Outre les coups de freins dans les virages, les croisements délicats avec les poids lourds et les dos d’âne pris en quatrième vitesse, une altercation entre un groupe d’hommes sur le bord de la route et le chauffeur perturbe notre sommeil. Par chance, le bus arrive avec trois heures de retard à Mysore. A 8 heures du matin, il est plus facile d’appréhender une nouvelle ville. Dès notre sortie du bus, les premiers rabatteurs viennent nous proposer, cartes de visite en main, différents hôtels, avec une course en taxi à prix réduit.

Mysore ou la douceur de vivre

Au Raj Mahal Deluxe Lodge (550 Rs), qui n’a de deluxe que le groom et l’ascenseur, nous posons nos bagages avant d’aller manger notre premier thali dans une cantine populaire. Ce menu typique comprend un bol de riz, différents currys de légumes, des sauces et parfois un petit yaourt pour moins de 50 Rs.

Comme je l’avais deviné plus tôt, il fait bon vivre à Mysore. Pour nous rendre à Bakadi II Stage, le lieu où Amma rencontre ce jour-là les Indiens et distribue ses darshans contre quelques dons pour son association Embracing the world, nous prenons un rickshaw plus loquace, qui ne pratique pas des prix spéciaux pour les touristes.

Sur place, des Indiens nous renseignent avec plaisir sur la meilleure manière d’obtenir ses étreintes sacrées. Il nous faudra revenir le lendemain matin aux aurores. Dans le bus qui nous ramène en centre-ville, les gamins nous parlent, leurs parents nous sourient. C’est une vraie révolution ! Quel soulagement !

Un marché aux fleurs réputé dans toute l'Inde

Au marché aux fleurs, l’un des plus beaux d’Inde, aux allées spacieuses et propres, je peux apprécier pleinement les effluves de santal et de jasmin, sans me sentir gênée par les regards ou agressée en anglais parce que, non, je n’ai pas envie d’un tapis ou d’une selle de vélo. Au contraire, les commerçants ont l’intelligence de nous prendre par la douceur et ça fonctionne, puisque nous repartons avec de l’encens et des huiles essentielles.

Leur stratégie est toujours plus ou moins la même. Les enfants, vifs et débrouillards, nous demandent notre nom et se présentent en nous serrant la main. Ils commencent à nous parler dans notre langue, pas seulement pour dire « ça va bien ? » mais pour nous faire rire avec des expressions bien de chez nous.

Des liens avec le commerce français au marché aux fleurs

La plupart ont des contacts répétés avec les Français qui achètent des produits indiens en grande quantité et les revendent dans leurs boutiques en France. Après nous avoir menés à leur échoppe, le papa ou le tonton nous montre des dizaines de petits carnets avec des photos et des commentaires, classés par pays d’origine. Ils nous expliquent ensuite comment fabriquer de l’encens et nous en offrent en cadeau lorsque nous achetons une mignonnette d’huile essentielle.

Au stand des pigments colorés, je discute avec un vendeur qui m’explique que les touristes se font rares à Mysore, sauf la soirée de la veille en raison de la présence d’Amma, qui attire beaucoup de Français en voyage spirituel. Les prix pratiqués collent davantage aux prix indiens. Ici, on joue à la flûte, là, on se fait dessiner une fleur sur la main, l’ambiance est bon enfant. 

Au fond du marché, après les beaux légumes, les stands des marchands de fleurs. Elles arrivent dans de gros sacs qui sont versés sur les étals pour être triées et traitées. Au centre de l’allée, une sorte de grande table sur laquelle travaillent hommes, femmes et enfants en musique, pour tresser des couronnes et des guirlandes d’ornement pour les temples ou les célébrations.

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