Sur la route de la Soie en Ouzbékistan : étape #2 Boukhara

mise en avant resultat
Le minaret Kalon dans la vieille ville de Boukara.

Au sud-est de Khiva, Boukhara est la deuxième étape incontournable d’un voyage en Ouzbékistan. C’est une véritable ville-musée. Voici cinq idées pour profiter de cette cité magnifique entre copines.

Boukhara est une étape fondamentale de votre voyage en Ouzbékistan. C’est une autre ville phare de la route de la soie. A environ 450 kilomètres de Khiva (6 à 7 heures de route), cette cité était un foyer religieux et culturel important au Xe siècle. A travers son histoire, on découvre aussi l’histoire du pays puisque Boukhara a été ravagée par les Mongols en 1220 puis rétablie par Tamerlan au XIVe. J’ai participé à ce voyage avec l’agence Copines de voyage.

1. Un atelier de marionnettes

Pour bien commencer la journée, je vous conseille la visite d’un atelier de marionnettes. Vous y apprendrez avec un artisan à fabriquer des poupées en papier-mâché. Vous pourrez assister à un petit spectacle et vous comprendrez la signification des personnages de cet art ancestral. Vous pourrez même repartir avec votre création à l’issue de cette initiation. Au cours de la matinée, profitez d’une pause thé avec la dégustation des épices locales : cannelle, clou de girofle, anis étoilé, cardamome… Que de saveurs en bouche !

2. Les visites des nombreux monuments de Boukhara

Parmi les monuments incontournables pour les touristes : le majestueux ensemble Poikalian (XII-XVIe siècle), symbole de la ville, ainsi que la medersa d’Ulugh Beg et la medersa Abdoullaziz Khan (XVIIe siècle) qui se font face. C’étaient des centres d’éducation islamistes importants. Comme à Khiva, vous verrez que la ville est un véritable musée à ciel ouvert.

Le Tchor Minor, avec ses quatre tours surmontées de turquoise sur lesquelles nichent des cigognes, est particulièrement reconnaissable. L’ensemble Liabi-Khaouz (XVIe -XVIIe siècles) fait aussi partie des immanquables de Boukara. Tout comme le dôme commercial Tim d’Abdulla Khan (XVIe siècle), la citadelle d’Ark qui rappelle un peu celle de Khiva (VIe-XIXe siècle), la belle mosquée Bolo Haouz avec ses colonnes de bois et son miroir d’eau, les mausolées de Tchachma Ayub et d’Ismail Samani et même… une synagogue !

Dans un style un peu différent, vous admirerez aussi le palais d’été des émirs de Boukhara Sitoraï Mohi-Khossa. Trois corps de bâtiment transformés en musées se visitent : le palais octogonal, les appartements et salles de réception d’Alim Khan et le harem. La liste est évidemment non exhaustive. Comme à Khiva, la présence d’un guide est plus que recommandée sinon vous ne comprendrez absolument rien.

3. Un cours de cuisine dans une famille de Boukhara

C’est un peu cliché de cuisiner entre filles, mais c’est une bonne occasion de rencontrer la population locale et de goûter à la délicieuse (et consistante) cuisine ouzbek. Les femmes de la maison vous montreront notamment comment cuisiner le « patyr », le pain ouzbek, les « samsa », des chaussons farcis à la viande, les « chuchvara », des raviolis ouzbeks, et le « plov », le plat typique traditionnel ouzbek à base de riz aux légumes et à la viande cuit dans beaucoup d’huile. Généralement, le repas est pris ensuite avec la famille dans une maison typique boukhariote.

4. Une séance shopping parmi les artisans locaux

L’une des merveilles de Boukhara est le souk de sa vieille ville abrité sous des coupoles marchandes appartenant à l’architecture civile du XVIe siècle. Vous y trouverez quantité de vêtements et autres tissus colorés caractéristiques du pays. Parmi les commerçants auxquels je vous conseille de rendre visite, il y a Shavkat Boltaev, un photographe professionnel décédé en 2022 qui a pris de magnifiques clichés de son pays. Mais aussi l’artisan miniaturiste boukhariote Davron Toshev. Au marché de Boukhara, vous verrez aussi de la broderie sur soie, des chapeaux, des bijoutiers et des changeurs etc.

5. Une pause détente au hammam de Boukhara

Pour vous remettre de cette journée, rien ne vaut un moment de relaxation aux bains publics bukhares « Bozori kord Hammam ». La particularité de ce hammam est d’avoir été érigé au XVIe siècle. Il est donc plein de charme avec son dôme et son sol en pierres. Vous serez sûrement surpris car il n’a rien à voir avec les hammams marocains ou turcs. Il nous a été demandé d’être totalement nues (même du bas…), ce qui est une expérience assez gênante pour les Occidentales plutôt pudiques. Après un thé, nous avons été installées en cercle dans une atmosphère chaude mais tout à fait supportable. Les unes après les autres nous avons été massées au centre de la pièce par le personnel. Ce qui encore une fois était assez intimidant car nous avions pas mal de spectateurs. Heureusement je suis passée la dernière !

Avez-vous déjà fait des séjours entre filles seulement à l'étranger ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


La période de vérification reCAPTCHA a expiré. Veuillez recharger la page.

Retour en haut